« TOUT OU RIEN », Léonie MARTIN

Léonie MARTIN

« Je veux à tout prix devenir une sainte, suivant mon extrême petitesse et vileté »

 Oui, Léonie est candidate à la sainteté ! N’est-ce pas une pure folie venant de l’espiègle qui a épuisé sa famille, l’indisciplinée qui s’est fait exclure du pensionnat, et la velléitaire qui a mis treize ans pour se stabiliser dans un monastère ?
Mais, parce qu’elle mise tout sur Jésus, rien ne la dissuade.

 Léonie naît à Alençon le 3 juin 1883, chez Monsieur et Madame Martin après deux fillettes, resplendissantes de vie : Marie et Pauline. Quel contraste avec ce bébé si frêle et fragile ; les maladies se succèdent : coqueluche, rougeole, convulsions… 

Durant plusieurs mois, sa vie est en danger et, pour compléter ce tableau, un eczéma purulent ravage son corps. Dans sa profonde détresse, Zélie écrit à sa sœur, visitandine. Celle-ci commence une neuvaine à sainte Marguerite-Marie du monastère de Paray-le-Monial, Et… voilà que le bébé guérit ! Néanmoins, la fillette gardera toute sa vie des séquelles de ses maladies.

Léonie est par ailleurs une enfant difficile, toujours en opposition avec ses parents. Sa Maman écrit que sa fille « est la plus grande souffrance de sa vie ». Déjà fragile et instable, voilà que l’enfant devient le souffre douleur d’une servante à l’insu de la famille. Léonie reconnaîtra plus tard, avoir eu « une enfance détestable » ! Seule, sa tante visitandine garde espoir et sera bon prophète en écrivant un jour : « C’est une enfant difficile… mais je crois qu’ensuite elle vaudra autant que ses sœurs. Elle a un cœur d’or et, si son intelligence est lente, je lui trouve bon jugement. » Elle ajoute : « Je la vois très bien en petite visitandine ! » A 14 ans, à l’annonce par Léonie de son souhait d’être une vraie religieuse, et même une sainte, Zélie est stupéfaite : « Mais où va-t-elle chercher ces idées-là ? « Je ne sais pas ce que je dois penser de tout cela, car la pauvre enfant est couverte de défauts comme d’un manteau. On ne sait par où la prendre. Mais le Bon Dieu est si miséricordieux que j’ai toujours espéré et espère encore ». Oui, la miséricorde de Dieu fait des merveilles en ceux qui savent l’accueillir !

En attendant, les épreuves se succèdent dans la famille : Hélène, née un an après Léonie, meurt à 5 ans. Elle était sa sœur la plus proche en âge …Deux petits garçons, tant désirés, vivent à peine une année, puis une petite fille ne vit que quelques mois. Madame Martin, épuisée par ses nombreuses maternités, son travail de dentellière, est en plus rongée par un cancer. Elle meurt le 28 août 1877. Monsieur Martin, bien que très attaché à Alençon, va déménager et s’établir à Lisieux afin d’être plus proche de sa belle-sœur et de son beau-frère, Monsieur et Madame Guérin. Aux Buissonnets des années paisibles vont s’écouler Léonie, assagie déploie toutes les délicatesses de son cœur pour entourer ses sœurs et son papa : ce dernier ne dira t-il pas en parlant de sa fille : « Ma bonne Léonie ! 

Entre 1882 et 1888 ses trois sœurs Pauline, Marie et Thérèse entrent au carmel. Léonie épaule Céline pour s’occuper de leur père, atteint d’une maladie dégénérative. Pour faciliter les visites à l’hôpital psychiatrique, les deux sœurs s’installent pour plusieurs mois à proximité de l’hôpital et Léonie prend contact avec le monastère de la Visitation tout proche Céline peut malicieusement écrire : « Dès que Léonie est libre, elle s’en va prier à la chapelle de la Visitation ! »

Ce n’est pas sans de nombreuses difficultés qu’elle restera définitivement au monastère ! Après un premier essai chez les Clarisses d’Alençon, essai qui tourne court, Léonie franchit le seuil de la Visitation de Caen le 16 juillet 1887 et en sort… le 6 janvier. ..Instabilité, incompréhension ? une question de santé ?  L’eczéma purulent revient fréquemment d’où des nuits sans sommeil et de violents maux de tête. Comment tenir ? Elle retourne au monastère en 1893 et prend l’habit le 6 avril 1894. C’est pendant ce séjour que meurt son père, le29 juillet 1894. Un an plus tard, Léonie quitte à nouveau le monastère …Mais Dieu, qui sait ce qui est nécessaire à chacun, creuse peut-être en elle cette humilité qui jaillira bientôt en une confiance indéfectible La voilà de nouveau dans le monde. Seule, puisque Céline est entrée au Carmel. Léonie souffre vivement de ce nouvel échec mais l’affection (et les prières) des siens l’ont aidée à réagir. Son oncle et sa tante l’accueillent avec une grande bonté, mais la jeune fille souffre de l’atmosphère mondaine qui règne chez les Guérin. Elle retourne au monastère en 1899 et…y est restera pour toujours ! Non seulement de son vivant mais elle y est toujours, puisque sa tombe se trouve dans la chapelle du monastère !

. Peu avant sa profession religieuse, elle manifeste à ses trois sœurs carmélites son ardent désir de plaire au Christ : « Je vous assure que je ne me donnerai pas à Jésus à moitié. Tout ou rien ! J’aimerais mieux ne pas faire profession s’il en était autrement. » Le caractère entier de Léonie transparaît dans cette résolution jusqu’au-boutiste. Elle refuse la tiédeur. Son engagement est inconditionnel. Léonie s’explique : « Je cherche à vous imiter mes petites sœurs, mais hélas pauvre rien que je suis, je ne puis y arriver. Et pourtant, noblesse oblige, je suis de la famille des saints, il ne faut pas que je fasse tache ! ». À cette date, ni Thérèse, ni Louis et Zélie ne sont canonisés par l’Église, mais Léonie pressent déjà qu’ils sont au Ciel.

L’imperfection, chemin de sainteté

La sainteté serait-elle incompatible avec nos fragilités, nos chutes et nos limites ? Très tôt, Léonie est intuitivement persuadée du contraire. Elle comprend que sainteté ne rime pas avec perfection. C’est Dieu qui seul peut accomplir en elle la sainteté qu’elle désire tant. Dieu est notre sainteté et il nous demande une seule chose : Le désirer.

Le témoignage de Léonie nous rappelle que la sainteté n’est pas réservée à une élite. Avec foi, elle implore des saints, tout spécialement l’intercession de Marguerite-Marie Alacoque, à laquelle elle attribue le « miracle » de sa guérison d’enfance.

Souvent, Léonie se recommande avec insistance à la prière de ses proches. À son oncle Isidore Guérin, elle demande : « Priez bien pour moi, mon cher oncle, pour que je devienne une sainte, j’ai juste assez d’esprit pour cela, notre bonne Mère me l’a dit ». À ses sœurs carmélites, elle ajoute : « Je me recommande à vos prières, mes petites sœurs car je veux devenir une sainte. Cette pensée me revient souvent et me ranime : Ne dégénérons pas, nous foulons la terre des saints ».

En 1897, Léonie reçoit de Thérèse un testament spirituel l’encourageant sur le chemin de la sainteté : « Si tu veux être une sainte, cela te sera facile, puisqu’au fond de ton cœur, le monde n’est rien pour toi. Tu peux donc comme nous t’occuper de l’Unique chose nécessaire, c’est-à dire que tout en te livrant avec dévouement aux œuvres extérieures, ton but soit unique : Faire plaisir à Jésus, t’unir plus intimement à Lui. […] Tu veux qu’au Ciel je prie pour toi le Sacré Cœur, sois sûre que je n’oublierai pas de Lui faire tes commissions et de réclamer tout ce
qui te sera nécessaire pour devenir une grande Sainte ».

Aujourd’hui, demandons à Léonie de faire naître ou grandir en nous le désir de sainteté. Ne laissons pas nos agendas saturés l’étouffer. Et, dans l’ordinaire de nos vies, mettons-nous
en marche vers Dieu qui nous appelle !

Un amour divin et un soutien familial

Lucia nous partage son témoignage sur la maladie. Comme Zélie elle a dû annoncer cela à ses proches et elle a tout confié dans la prière.

Bonjour à tous, je m’appelle Lucia, je suis mère de deux enfants (un garçon et une fille) et je voudrais vous partager mon témoignage sur ma maladie mais surtout le soutien de mes frères et sœurs par leur amour, leurs prières et leur foi. Tout cela transcrit leur confiance en Dieu. Dieu met toujours quelqu’un sur votre chemin pour vous aider à ouvrir les yeux et votre cœur.

Après mon déménagement de l’Essonne vers la Seine et Marne, il m’était impossible de prendre la voiture pour aller voir mon médecin traitant qui était dans le 91. J’ai donc trouvé un autre médecin plus près de chez moi. Elle m’a fait faire un bilan et une mammographie.

Le 10 juin 2017, le résultat de la mammographie tombe : j’ai le cancer.

Je ne ressens pas de douleur, pas de kyste. Je devais pourtant faire une biopsie. Je devais ensuite annoncer à ma famille ma maladie. Je n’ai pas pu avouer à ma mère que j’avais le cancer du sein. Je lui ai simplement dit que je passais des examens. Concernant mon père, je lui ai simplement dit que je devais me faire opérer et qu’il n’y avait rien de grave. J’ai demandé à ce que l’on fasse une chaîne de prières et je priai en disant « Seigneur je remets ma vie entre tes mains ».

J’ai décidé de partir en pèlerinage à Lourdes pour confier ma santé à notre maman du Ciel et lui demander de ne pas avoir de chimio. La voiture était cassée et nous avions peu d’argent pour assumer ce long trajet. « Seigneur je remets ma vie entre Tes mains ».

Un ami de mon mari nous a prêté une voiture et de l’argent pour que nous puissions faire ce pèlerinage. « Seigneur encore merci pour cet homme que tu as mis sur notre chemin ! »

Ma sœur et mon beau-frère m’ont accompagnée dans ce périple. Quand je suis arrivée à la grotte j’avais les larmes aux yeux, j’étais heureuse d’être là. J’y ai déposé tout ce qu’il y avait dans mon cœur pour que Marie intercède auprès de son fils Jésus.
Arrivée devant les piscines près de la grotte (où de nombreux personnes malades s’y rendent), mon entêtement m’empêchait d’y aller car pour moi il y avait trop de monde et je n’étais pas malade. Ma sœur, Violette, a patiemment insisté et j’y suis finalement allé. A la sortie de la piscine, j’ai réalisé que Marie et Jésus étaient vraiment présents dans ma vie. Je me suis mise à pleurer. J’en suis sortie consolée dans les bras des sœurs.

Nous sommes ensuite montés faire le chemin de croix dans la montagne. Nous avons rencontré une religieuse qui, après lui avoir expliqué ma situation, a pris mon contact afin de prier pour moi à la grotte. « Seigneur merci pour cette religieuse que tu as mis sur mon chemin »


L’opération avait lieu, en juillet 2017 « Seigneur je remets ma vie ». Dans la salle d’attente, un homme attendait, je l’ai rassuré comme j’ai pu et j’ai prié pour lui intérieurement ainsi que pour le personnel soignant. Cette confiance en Dieu ne m’a pas empêchée d’avoir peur, les médecins m’ont conseillée de penser à quelque chose qui me faisait plaisir. Immédiatement j’ai pensé à ma petite fille qui s’appelle Hailley. Vous ne pouvez pas imaginer la force qu’un enfant peut vous donner.
Une fois réveillée le docteur m’a dit qu’il n’y avait plus de cancer. Ce fut pour moi un grand soulagement. Mes larmes étaient mélangées aux remerciements. Je suis sortie de l’hôpital le jour des 18 ans de ma fille.
Je n’ai pas eu de chimio car j’ai été prise à temps. Si je n’avais pas fait les échographies je ne serai plus là aujourd’hui. J’ai dû faire six semaines de rayons tous les jours sauf le week-end. Le médecin m’avait prévenue que je serai brûlée. Une fois les rayons terminés, le médecin a examiné mon dossier et m’a demandé si j’avais bien réalisé toutes les séances. Je lui ai dit que oui et il était stupéfait car je n’avais aucune brûlure. Je lui ai expliqué que je suis croyante et que j’avais le soutien de la prière de mes frères et sœurs. 

Du 4 au 9 octobre 2018, je suis parti en pèlerinage à Jérusalem avec les gens du voyage. C’était mon rêve ! J’ai pu témoigner de ma guérison.
Je remercie encore à tous les médecins et infirmiers qui se sont occupés de moi. Merci Seigneur de les bénir. Merci Seigneur pour l’Amour que tu me donnes qui me comble chaque jour.

Pauline MARTIN, la perle fine

Le 7 septembre 1861 naît la 2e fille de la famille MARTIN, Pauline. Elle est baptisée le lendemain en l’église Saint-Pierre de Montsort. 

Laissons-la-nous raconter les débuts de sa vie à travers ses souvenirs intimes :

« Au commencement d’octobre de cette année 1868, j’entrai à la Visitation du Mans (école réputée) avec Marie (ma sœur ainée). J’avais juste 7 ans et un mois. Si je n’avais pas eu Marie avec moi, je crois bien que je serais morte de chagrin, tant j’aimais mes parents. » C’est leur tante,Soeur Marie-Dosithée, qui vivait au Mans, qui s’occupa de leur éducation. 

« Quand j’avais perdu « la rosette  » (petite décoration donnée le dimanche aux élèves sages), je pleurais à m’en rendre malade. La maîtresse me dit un jour : « Mais enfin Pauline, ce n’est pas raisonnable, vous pleurez comme si vous aviez perdu père et mère ! »

Je me souviens particulièrement de mon premier retour à Alençon. C’était pour les vacances du jour de l’an. Une dame connue de nos parents nous ramenait à la maison. Dès que nous arrivâmes à notre rue du Pont-neuf, je ne me tenais plus d’émotion et de bonheur, mon cœur battait à se rompre, je voyais de loin les lumières de l’horlogerie, j’étais sans paroles ! Dans un instant j’allais retrouver mes parents, me jeter dans leurs bras, recevoir leurs caresses, après trois mois d’absence qui m’avaient paru des siècles !

Je fis une très bonne communion, il me semble, je pensais déjà à être religieuse. C’était le 2 juillet 1872, j’avais presque onze ans. La petite Thérèse devait naître 6 mois après. L’après-midi, mon amie Marie-Thérèse qui avait été choisie pour prononcer l’acte de consécration à la Sainte Vierge se trouva tout à coup très malade. La première maîtresse chercha laquelle de ses compagnes pourrait la remplacer. Elle vit sans doute dans mes yeux l’ardeur de mon désir, car elle me dit en me passant la copie :  » Eh bien, essayez ! » Je lus l’acte de mon mieux et c’est moi qui le récitai à la chapelle.

Quand Marie sortit de pension, je restai seule à la Visitation et jamais les lettres de Maman ne me furent si chères et plus précieuses. La première maitresse du pensionnat me dit un jour, en me tendant une de ces lettres qu’elle venait de recevoir : « Tenez Pauline, voilà une lettre de votre maman. Je ne connais pas d’élèves au pensionnat qui en reçoivent de pareilles » Cette pauvre maman qui savait me faire tant de plaisir, me donnait toutes sortes de détails sur mes petites sœurs, Céline et Thérèse. Elle écrivait très serré, sans laisser de papier en blanc car je n’aurais pas été contente.

A notre pèlerinage de Lourdes en juin 1877, maman comptait sur mes prières surtout, pour obtenir sa guérison. C’est incroyable comme elle avait confiance en moi et comme elle m’aimait ! Mais je ne fus guère fervente pendant le voyage, et je vis bien qu’elle était déçue…Léonie (ma petite sœur) nous agaçait, Marie et moi, et puis il fallait chanter des cantiques que nous ne connaissions pas …et nous n’avions pas le cœur à chanter.
A la porte de la piscine, nous attendions anxieuses le miracle. Maman, es-tu guérie ? lui disions- nous dès qu’elle sortit. Hélas, elle ne fut guérie que deux mois après, lorsque la Sainte Vierge l’emmena au Ciel […] Comme cette pauvre maman me voyait très triste au retour, elle essaya de me consoler par ces paroles : « Ne t’attends pas à la joie sur la terre, ma Pauline, la Sainte Vierge te dit comme à Bernadette : Je ne te rendrai pas heureuse en ce monde, mais en l’autre. »

Dans ma 20ème année, j’écrivis à la Visitation du Mans, afin de savoir à quel âge je pourrais y être reçue. On me répondit : « Entre 22 et 23 ans ». J’attendais bien paisiblement, quand le 16 février 1882, voici ce qui se passa : J’assistais à la messe de 6 heures à St Jacques, dans la chapelle de N.D. du Mont Carmel, avec Papa et Marie. Tout à coup, il se fit une lumière très vive dans mon âme, le Bon Dieu me montra clairement que ce n’était pas à la Visitation qu’il me voulait, mais au Carmel. Je dois dire aussi que le souvenir d’une amie, Clémentine Saal, morte en prédestinée l’année précédente, me revint à la mémoire ; elle devait prier pour moi certainement. On m’avait assuré qu’elle pensait à entrer au Carmel et aurait pris le nom d’Agnès de Jésus. Je me rappelle que je me sentis rougir d’émotion, et en allant et revenant pour la communion, j’avais peur que cette émotion ne paraisse. Je n’avais jamais pensé au Carmel, et voilà en un instant je m’y trouvais poussée par un attrait irrésistible !

Aussitôt rentrée aux Buissonnets je confiai mon secret à Marie. Elle me fit remarquer seulement l’austérité du Carmel, disant que je n’avais pas une santé assez forte pour l’embrasser. Papa à qui j’allais faire le jour même ma demande, tandis qu’il se trouvait au Belvédère, me dit à peu près ce que m’avait dit Marie. Mais je vis qu’il était au fond très glorieux de me voir cette vocation.

Dans l’après-midi, je le rencontrai en montant l’escalier, il avait l’air un peu triste : « Ne crois pas ma Pauline, me dit-il, que si je suis heureux de te donner au Bon Dieu, je ne souffrirai pas de me séparer de toi » et il m’embrassa avec une tendresse émue. » 

Une âme très aimante : Marie Martin

Une âme très aimante :
Marie Martin (Sœur Marie du Sacré-Cœur) (1860-1940), sœur de Sainte Thérèse de Lisieux

Marie, l’ainée de la famille Martin, est née le 22 février 1860. Elle est baptisée le jour même en l’église Saint Pierre de Montsort, quartier de la ville d’Alençon. À 8 ans, elle fait sa rentrée scolaire avec sa sœur Pauline. Elles sont confiées au pensionnat de la Visitation au Mans (Sarthe).

Marie Martin (Sœur Marie du Sacré-Cœur) (1860-1940), sœur de Sainte Thérèse de Lisieux

Le 2 juillet 1869 Marie reçoit sa 1ère Communion à la chapelle de la Visitation puis sa Confirmation la même année.

Marie très attachée affectivement à sa famille, est aussi une petite fille indépendante et le restera, elle n’aime pas obéir et préfère vivre par elle-même ses propres expériences.

© Sanctuaire de Lisieux

Un jour à la Messe au moment de l’élévation, elle voit tout le monde s’incliner, elle préfère regarder ; « je suis bien libre » se dit-elle. Elle regarde la Sainte Hostie et elle sentit une impression de douceur et de paix.

Le 02 août 1875, elle quitte le pensionnat de la Visitation en récoltant 6 premiers prix.

En 1882, alors que sa chère sœur Pauline entre au Couvent, Marie décide de rencontrer par curiosité, un saint père jésuite, le Père Pichon qui devînt son directeur de conscience. Elle lui dit « Mon père je viens vous trouver car j’y suis poussée irrésistiblement. Pourquoi ? Je n’en sais rien. » Il la questionne sur sa vocation éventuelle et termine l’entretien en lui disant : « J’espère bien vous donner à Jésus ». Marie dira qu’à partir de cet instant elle est prise « dans ses filets…filets de la miséricorde ».

Le 13 mai 1883, Marie soigne Thérèse tombée gravement malade après le départ de Pauline pour le Carmel. Après sa guérison, Marie comprend que Thérèse a été guérie par le sourire de la Vierge. Pour décrire la charité de sa sœur, Sainte Thérèse écrivit :

« Marie était toujours auprès de mon lit, me soignant et me consolant avec la tendresse d’une Mère. Jamais elle ne témoigna le plus petit ennui et cependant je lui donnais beaucoup de mal, ne souffrant pas qu’elle s’éloigne de moi. Il fallait bien cependant qu’elle aille au repas avec Papa, mais je ne cessais de l’appeler tout le temps qu’elle était partie ; Victoire qui me gardait était obligée d’aller chercher ma chère « Mama » comme je l’appelais…Lorsque Marie voulait sortir, il fallait que ce soit pour aller à la messe ou bien pour voir Pauline ; alors je ne disais rien », écrit Thérèse dans Histoire d’une âme. Ou encore « Léonie était aussi bien bonne pour moi, essayant de m’amuser de son mieux, moi je lui faisais quelquefois de la peine car elle voyait bien que Marie ne pouvait être remplacée auprès de moi… »

Entre 1885 et 1886, Marie devient la confidente des scrupules de Thérèse avant de devenir le 15 octobre 1886 Sœur Marie du Sacré-Cœur au Carmel de Lisieux.

En décembre 1894 Marie incite Mère Agnès de Jésus (sa sœur Pauline) à demander à Thérèse d’écrire ses souvenirs d’enfance.

En juin 1895, la petite Thérèse, carmélite avec Marie au Couvent de Lisieux, lui propose son offrande à l’Amour Miséricordieux, Marie hésite, elle ne veut pas courir à l’holocauste, ni jouer à la grande âme et pourtant elle reconnait en Thérèse une Sainte. Elle lui demande des explications avant d’accepter et Thérèse lui répond : « C’est de voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’aie en sa miséricorde. Voilà mon seul trésor ne serait- il pas le vôtre ? ». Entre le 8 et le 17 septembre 1896, Marie demande à Thérèse de mettre par écrit sa petite doctrine (Manuscrit B) En mai 1897, suite à un entretien avec Marie, Thérèse écrira le poème « Pourquoi je t’aime, ô
Marie » Le 8 mars 1937 gravement malade Marie reçoit l’Extrême-Onction Le 19 janvier 1940 Marie meurt à 80 ans au Carmel de Lisieux C’est finalement le poème « Le portrait d’une âme que j’aime » offert à Marie par Thérèse en 1895 pour la fête du Sacré-Cœur qui au fond la décrit le mieux, en voici un extrait : « Moi je connais, une âme très aimante Ayant reçu du Ciel une sublime Foi Rien ne peut ici-bas ravir cette âme ardente : Il n’y a que Jésus qu’elle nomme son Roi » Pour en apprendre plus sur la vie de Marie Martin vous pouvez vous rendre sur ces différents sites : archives-carmel-lisieux.fr https://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/index.php/chez- marie/autobiographie-de-marie (Cahier autobiographique écrit par Marie) https://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/index.php/marie-martin
(Extrait de la biographie écrit par le Père Piat )

Découvrons Louis et Zélie

« Ce n’est évidemment pas à cause de la sainteté de la dernière de leurs enfants qu’ils ont été proclamés bienheureux ; c’est à cause de la façon très évangélique dont ils ont vécu leur vie d’époux et de parents. » écrit le Père Pierre DESCOUVEMENT dans la préface du livre de William Jean CLAPIER : « Louis & Zélie Martin une sainteté pour tous les temps ».

Entrons dans leur vie respective pour les découvrir :

Louis, troisième d’une fratrie de cinq, naît à Bordeaux le 22 août 1823. Il fait des études d’horlogerie, mais son souhait est d’être chanoine au Grand-Saint-Bernard. Il est refusé car il ne parle connaît pas assez bien le latin. Il ouvre alors son commerce de bijoutier-horloger à Alençon en 1850.

Azélie-Marie (surnommée Zélie) voit le jour le 23 décembre 1831. Elle est la deuxième de trois enfants. Sa sœur aînée devient religieuse au Mans sous le nom de Sœur Marie Dosithée. Zélie aime tellement aider les plus pauvres qu’elle postule auprès des Filles de la Charité. Cependant elle est refusée. Elle reçoit dans son cœur : « Fais faire du point d’Alençon. » Zélie se forme au métier de dentellière. Elle apprend très vite et est extrêmement douée. Elle crée une fabrique du point d’Alençon en 1853.
Un beau jour d’avril 1858 sur le pont Saint–Léonard, les deux jeunes gens se croisent et c’est là que Zélie entend dans son cœur « voici celui que j’ai préparé pour toi. »

Leur union eut lieu 3 mois plus tard en juillet 1858. Le mariage civil eut lieu à 22h le 12 juillet et à minuit à l’église avec uniquement un prêtre et des témoins. Pas de décorations. Ils voulaient être tout à Dieu ! Après un temps de continence c’est leur confesseur qui les invite à fonder une famille, à vivre leur vocation d’époux.

Neuf enfants naissent : Marie (1860), Pauline (1861) et Léonie (1863) qui a une santé très fragile. Louis et Zélie prie beaucoup pour sa guérison. Louis fait même un pèlerinage à Notre Dame de Séez. Léonie se retrouve guérit !

Hélène (1864-1870), Joseph-Louis (1866-1867) et Joseph-Jean –Baptiste (1867-1868) viennent agrandir la famille. Hélène décède à l’âge de 5 ans et demi malgré une guérison obtenue. Les deux frères perdent la vie au bout de quelques mois. Zélie, dont nous avons une mine de détails sur sa vie de famille via sa correspondance épistolaire avec tous les membres de sa famille, écrit à sa sœur : « Vous le voyez, ma chère sœur, c’est un grand bien d’avoir des petits anges au Ciel, mais il n’en est pas moins pénible pour la nature de les perdre, ce sont là les grandes peines de notre vie. »

1869, Céline vient au monde, suivie de Mélanie-Thérèse en 1870, qui ne survivra que deux mois. La cadette Marie –Françoise –Thérèse en 1873, qui deviendra la petite Thérèse.

A chaque naissance, maladie, épreuve, Louis et Zélie prient, offrent tout à Jésus. Leur vie est rythmée par l’Eucharistie tous les jours à 5h30 avec les ouvriers. Bien que de classe bourgeoise, ils ne font aucune distinction. Ils font preuve d’une grande charité (Louis n’hésite pas à donner ses chaussures neuves à un pauvre, Zélie va visiter les malades…) et seront un très bon exemple pour leurs enfants qui n’hésiteront pas à faire de même.

En juillet 1871, Louis vend son commerce pour aider dans la gestion de l’entreprise de son épouse.

Zélie s’éteint le 28 août 1877 des suites d’un cancer du sein. Elle indiquait à ses enfants que c’était son petit bobo afin de ne pas les inquiéter. Elle n’a pas hésité, malgré sa grande fatigue à partir avec Marie, Pauline et Léonie pour Lourdes afin de demander sa guérison deux mois auparavant.

Zélie n’a pas pu voir chacune de ses filles partir pour la vie religieuse. C’est Louis qui a accepté la volonté de Dieu pour chacune d’elles. Après l’aveu de Thérèse de partir pour le Carmel, Louis, dans la prière, dit : « Mon Dieu, c’en est trop ! Oui je suis trop heureux, il n’est pas possible d’aller au Ciel comme cela je veux souffrir quelque chose pour vous » Il s’est offert après cela !

En 1888, Louis a de graves crises d’hallucinations et en 1889 il est interné à l’hôpital psychiatrique du Bon–Sauveur de Caen. C’est en 1894 que Louis part rejoindre Celui qu’il a tant cherché et prié.

La cause de béatification de Zélie a été ouverte en 1948 et en 1957 celle de Louis. Ils furent canonisés ensemble le 18 octobre 2015.

Louis et Zélie ont tout accepté car ils reconnaissaient la volonté de Dieu et savait qu’elle est toujours mieux que la nôtre.
Laissons le mot de la fin à Sainte Thérèse : »Le Bon Dieu m’a donné des parents plus dignes du Ciel que de la terre. »

Louis et Zélie MARTIN

Si vous souhaitez en lire plus sur ce saint couple, voici une liste non exhaustive :

Louis & Zélie Martin, une sainteté pour tous les temps, de William Jean CLAPIER. Édition Artège Poche, juin 2019.

Louis et Zélie, du Père Stéphane Joseph PIAT, Édition Téqui, septembre 2015

Bande dessinée : Louis et Zélie Martin « plus dignes du Ciel que de la terre » de Marie et Olivier MALCURAT et de Marco GRESELIN Edition Artège, juin 2020.

Et de nos jours … Un exemple de famille nombreuse

« Nous sommes mariés depuis 26 ans. Pendant notre temps de fiançailles nous avions le désir de fonder une famille dans la mesure du possible dans l’accueil de plusieurs enfants.

Nous sommes tous 2, issus de grandes familles ; mon mari était le dernier d’une fratrie de 7 et moi l’ainée de 4 frères et sœur. Issu de famille chrétienne pratiquante.

Nous n’envisagions pas la famille autrement que dans l’accueil d’enfants, tout en gardant à l’esprit qu’il pouvait y avoir la possibilité de ne pas pouvoir en avoir pour raison physiologique ou autres. Ce que nous portions dans la prière.

Une fois marié, nous avons eu la joie d’accueillir notre fille ainée, puis notre second enfant et ainsi de suite avons eu la joie d’avoir 7 enfants dont un au ciel. 3 garçons et 3 filles pour notre plus grande joie, une belle parité….

Comme dit le dicton « famille nombreuse, famille heureuse », mais pas que…. Comme vous devez bien l’imaginer « une famille » ce sont des joies, mais aussi des épreuves.

Mais en regardant et faisant mémoire de ce que nous avons vécu, nous constatons la vie qui y circule. En effet, nous voyons beaucoup de bonheur dans les partages, les échanges, les repas familiaux, les prières en famille quand ils étaient petits, les réussites des uns et des autres, la diversité des personnalités, les chemins variés empruntés, l’aide que l’on peut apporter, les éclats de rire, les jeux qui permettent de créer la cohésion, les fêtes qui nous rassemblent, les découvertes de paysage, villes… que l’on peut faire ensemble, les marches, les préparatifs d’évènements importants (mariage, et autres), l’émerveillement de voir grandir nos enfants, les joies du pardon, la paix que l’on peut y trouver…C’est également accueillir nos enfants qui ne prennent pas forcément le chemin que nous aurions espéré lorsque par exemple la foi n’a plus (ou pas) de sens pour eux.

Dans notre famille il y a beaucoup de joie tout simplement d’être ensemble et de partager de bons moments et même des moments plus douloureux, mais toujours à plusieurs, ensemble, en chemin : C’est la Vie qui circule.

En somme, c’est la joie de contempler le Christ vivant chez nous, en nous, par nous, Lui qui s’est incarné, venu sur terre habiter nos joies, nos peines, ayant vécu lui-même des épreuves, la mort et la Résurrection. N’est-ce pas cela une famille ??? »

Laetitia et Henri

À propos des reliques …

Qu’est-ce qu’une relique ?

En latin, le mot reliquiae signifie restes. Dans l’Antiquité, ce mot était employé par les païens pour désigner le corps ou les cendres des défunts. C’est seulement vers la fin du IVe siècle que les chrétiens d’Afrique commencent à employer le terme reliquiae avec le sens de « reliques » que nous lui connaissons aujourd’hui. La relique est tout ce qui reste sur terre d’un bienheureux ou d’un saint après sa mort. Par sa manifestation atemporelle, elle dit quelque chose du Royaume de Dieu.

Le culte des reliques

Le culte rendu aux corps des chrétiens est attesté dès le IIe siècle. Les martyrs étaient les premiers à être honorés par la construction de martyrium ou d’église. A cette époque-là, les procès en canonisation n’existaient pas encore. La dévotion rendue aux corps saints se poursuit au fil des siècles.

Quantité de pèlerinages sont organisés dans tout l’Occident. Au Moyen Age, de nombreux textes nous donnent des témoignages à la fois sur les miracles attribués aux reliques mais aussi sur toutes les craintes que pouvaient parfois inspirer leur présence.

Rejoindre le Christ vivant

Par l’intercession des saints, Dieu accorde des bienfaits aux hommes. La relique se caractérise par sa capacité à établir une relation entre le fidèle et le saint. Elle est une présence réelle.

Vénérer les saints, disciples et imitateurs du Seigneur, nous fait entrer dans le mystère de la Communion des saints et nous aide à rejoindre le Christ vivant en eux. Par la prière, nous éprouvons alors la sainteté du Christ répandant sur chacun de nous la richesse de sa grâce.

Nathalie ENSERGUEIX
Commission diocésaine d’art sacré Diocèse de Meaux

Ce qui reste d’un saint ou d’une sainte peut être aussi, en ce qui concerne Thérèse, les cahiers manuscrits où elle a écrit l’histoire de sa vie. Nous en aurons un exemplaire (en fac similé) lors de la venue des reliques.
Dans le mot relique il y a le mot « relier ». Une relique peut donc nous relier avec la personne tout comme une photo d’un ancêtre décédé nous relie à lui car on pense à cette personne en voyant l’image.

À propos de la sainteté …

La sainteté, ce n’est pas de faire des choses extraordinaires pour Dieu et les autres, mais de laisser l’extraordinaire de l’Amour de Dieu irriguer notre vie ordinaire.

Madeleine Delbrêl, qui aimait beaucoup Ste Thérèse, écrivait :

« Il y a des gens que Dieu prend et met à part. Il y en a d’autres qu’il ne retire pas du monde. Ce sont les gens de la vie ordinaire, les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Nous autres croyons de toutes nos forces que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné. Faire de grandes actions pour Dieu nous le fait moins aimer que de faire de toutes petites actions avec lui et pour lui. »

Le pape François, dans une lettre sur la sainteté dit la même chose :

« Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. »

C’est exactement ce qu’a vécu Thérèse de Lisieux, et qu’elle avait découvert en voyant vivre ses parents Louis et Zélie MARTIN. Thérèse voulait être une grande sainte, mais en restant toute petite et cachée. Elle voulait « ex-primer » tout l’amour de Jésus qu’elle sentait dans son cœur par des gestes simples de charité. N’ayons donc pas peur de prendre modèle sur elle.

Père Dominique FONTAINE
Prêtre de la Mission de France
Curé du Pôle missionnaire de Bussy-Lagny

La sainteté

La sainteté n’est pas le fruit de nos efforts humains, mais en tout premier lieu, l’accueil de l’Amour de Dieu en nos cœurs. Dieu est Saint, Dieu est Amour.
Pour s’ouvrir à la sainteté, il nous faut alors apprendre à nous laisser aimer gratuitement par Dieu, voilà le difficile. Car c’est alors son amour en nos cœurs qui rendra notre vie sainte.

Ce ne sont pas nos œuvres qui font de nous des saints, mais l’ouverture progressive de nos cœurs à son Amour car en cette matière nous ne pouvons donner que ce que nous avons reçu. La sainteté, puisque Dieu est amour, est la transformation que cet amour suscite en nos cœurs, puis la façon dont chacun sera amené à incarner cet amour selon les dons qu’il a reçu.

C’est ce que Thérèse a vécu lors de sa grâce de Noël 1886, de sa conversion comme elle l’écrit, lorsque l’Amour de Dieu est entré dans son cœur. C’est cela qui a fait de Thérèse cette géante spirituelle.

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ – c’est bien par grâce

que vous êtes sauvés ! Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres,
car nul ne doit pouvoir se glorifier. »
(Saint Paul aux Ephésiens Chapitre 2 versets 4,5,8 et 9)

Ce que nous célébrons lorsque nous accueillons les reliques de Thérèse, c’est l’œuvre de Dieu en elle. Avec les reliques c’est Thérèse que nous accueillons et avec elle nous rendons grâce à Dieu.

Frère Yannick Carmes à Avon